Je vous laisse à vos expériences, et à vos esprits pensifs.
Le blog d'Annianka
Aujourd'hui, comme vous le savez, c'était le premier jours des écrits du bac. Un peu comme Françoise, je ne l'ai pas
vraiment vu arriver. Pour l'instant, j'essaie de sauver les meubles. Et pour bien commencer, quoi de tel que 4h de philo à 8h du matin ! Sujets pas trop pourris, en tout cas, j'espère que je ne
me fais pas trop de fausses idées... Je ne pronostiquerai pas mes copies, je ne veux pas me porter la poisse - me connaissant, j'ai quasiment toujours le contraire de ce que je pensais...
Pour la philo, voici les sujets :
1/ L'objectivité de l'histoire suppose-t-elle l'impartialité de l'historien (j'ai failli le choisir, mais je ne me sentais pas d'attaque...)
2/ Le langage trahit-il la pensée (le dernier sujet que j'ai fait sur le langage était une catstrophe, donc hors de question, même si je savais que je pouvais compter sur Freud pour
m'aider...)
3/ Texte extrait de l'ouvrage Le monde commevolonté et comme représentation de Schopenhauer ( la grande classe ! Et dès qu'on me parle de
passion... )
"Il n'y a pas de satisfaction qui d'elle-même et comme de son propre mouvement vienne à nous ; il faut qu'elle soit la satisfaction d'un désir. Le désir, en effet, la privation, est la condition
préliminaire de toute jouissance. Or avec la satisfaction cesse le désir et par conséquent la jouissance aussi. Donc la satisfaction, le contentement ne sauraient être qu'une délivrance à l'égard
d'une douleur, d'un besoin ; sous ce nom, il ne faut pas entendre en effet seulement la souffrance effective, visible, mais toute espèce de désir qui, par son importunité, trouble notre repos, et
même cet ennui qui tue, qui nous fait de l'existence un fardeau. Or c'est une entreprise difficle d'obtenir, de conquérir un bien quelconque ; pas d'objet qui ne soit séparé de nous par des
difficultés, des travaux sans fin ; sur la route, à chaque pas, surgissent des obstacles. Et la conquête une fois faite, l'objet atteint, qu'a-t-on gagné? Rien assurément, que s'être délivré de
quelque souffrance, de quelque désir, d'être revenu à l'état où l'on se trouvait avant l'apparition de ce désir. Le fait immédiat pour nous, c'est le besoin tout seul c'est-à-dire la douleur.
Pour la satisfaction et la jouissance, nous ne pouvons les connaître qu'indirectement ; il nous faut faire appel au souvenir de la souffrance, la privation passée, qu'elles ont chassées tout
d'abord. Voilà pourquoi les biens, les avantages qui sont actuellement en notre possession, nous n'en avons pas une vraie conscience, nous ne les apprécions pas ; il nous semble qu'il n'en
pouvait être autrement ; et, en effet, tout le bohneur qu'ils nous donnent, c'est d'écarter de nous certaines souffrances. Il faut les perdre pour en sentir le prix ; le manque, la privation, la
douleur, voilà la chose positive, et qui sans intermédiare s'offre à nous."
On faisait la correction d'un des deux sujet de notre dernier devoir de philo et à un moment Duf. ( diminutif du nom de mon prof ) dit quelque chose déformant légèrement ce qu'il était en train d'écrire au tableau. Voici la phrase : il nie sa propre "NATURALITE" ( son animalité ) en se transformant lui-même par [ l'éducastration ] et en imposant des interdits. Ce que j'ai mis entre crochet, c'est ce qu'il a dit. Bien entendu, il a écrit éducation au tableau... Donc, soit c'était pour voir si on suivait, soit c'était pour faire parler les élèves ( quitte à ce que l'on parle en classe, d'autant que ce soit lui qui en soit la cause ), soit c'était pour exprimer le fait que l'éducation et donc notre culture nous empute de nos racines, notre NATURE. Dans tous les cas, je crois qu'il a réussi...
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